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Digital natives
Articles Juil 2016

Les digitals natives

QUI SONT LES DIGITAL NATIVES ET COMMENT L’ENTREPRISE DOIT-ELLE S’Y ADAPTER ?

Après les seniors, les baby-boomers et la génération X, la génération Y, ou autrement nommés les « Digital Natives » a commencé à modifier les relations dans l’entreprise. Cela entraîne, inévitablement une adaptation des générations précédemment en poste et une modification du mode de management et des ressources humaines auxquelles les entreprises doivent faire face. Pour cela, il faut comprendre qui sont les digital natives et leurs attentes et comment les entreprises doivent les accueillir pour éviter la rupture.

Qui sont les Digital Natives ?

Les natifs du numérique, constituent la première génération pour qui les nouvelles technologies sont naturelles, car ils ont grandi dans un environnement technophile où les ordinateurs, jeux vidéo, lecteurs MP3, webcams et téléphones cellulaires étaient omniprésents. On les oppose aux immigrants numériques ayant grandi hors d’un environnement numérique et l’ayant adopté plus tard.

Les Digital Natives sont les premiers consommateurs des TICS (ordinateurs, smartphones tablettes…), ils ont aussi l’habitude, grâce à Internet, de consommer des services et applications nomades, rapides et individualistes. De cette addiction naît de nouveaux usages et de nouvelles habitudes de consommation. La rapidité et la gratuité d’accès aux contenus jouent un rôle essentiel. Résumé sous l’acronyme « ATAWAD » (Any Time, Any Where, Any Device), Internet offre la possibilité d’avoir accès à tout, tout de suite. Les Digital natives sont soucieux de concret, d’expérience, de transparence et d’immédiateté qu’ils transposent et réclament dans l’ensemble de leurs usages médias (SMS, tweet…) mais aussi dans le monde réel.

Portrait-robot d’une génération :

Les Digital Natives ont un nouveau rapport au temps et à l’espace. Ils comblent les temps morts et l’inactivité par une hyperactivité numérique et sont perpétuellement joignables. Par conséquent, ils vivent dans l’immédiateté des échanges et bénéficient d’un grand choix de modes de communication.

Dans le monde du travail, ils ont besoin d’accéder aux connaissances de manière rapide, d’avoir des activités variées entrainant le phénomène de « multitasking » (usages simultanés du téléphone, télévision, ordinateur…) et ont une préférence pour les supports de connaissance les plus pratiques et les plus illustrés tant dans le fond que dans la forme.

Autre facette du Digital Native, il est habitué aux mécanismes du jeu. Ce qui se retrouve dans la plupart de ses usages quand il consomme ou quand il travaille. Il aime ruser, trouver des bons plans, être malin et cherche à contourner les problèmes en évitant l’affrontement.

Il est également conscient de vivre dans un environnement changeant et incertain. Ainsi, leur respect de l’autorité est à la compétence et non à la hiérarchie et à l’âge. Ils veulent que les ordres qu’on leur donne soient justifiables, légitimes au sens de l’utilité et ont besoin de se sentir dans un environnement social agréable et amical.

De nouveaux critères de recrutement :

Le Digital Native sait qu’il doit s’adapter aux nouvelles exigences de l’entreprise comme la mobilité géographique, la flexibilité quant au statut, la pratique linguistique. Ils savent également qu’ils doivent être visibles sur les réseaux professionnels (Viadeo, Linkedin). Face à leurs habitudes numériques, l’immersion dans le monde de l’entreprise est un choc pour le Digital Native, qui découvre des notions quasi absentes sur le Net : hiérarchie, process, contrôle, interdictions (utilisations de MP3, du mobile, Facebook et chat), division des tâches, exclusivité professionnelle…

Les leviers de motivation et d’implication au travail :

  • La convivialité et un bien-être individuel au sein de l’équipe de travail
  • L’importance du travail comme vecteur de lien social (sentiment d’appartenance)
  • Le sentiment de liberté individuelle (autonomisation et responsabilisation de chacun)

Quels enjeux pour les entreprises ?

Pour prendre en compte les besoins de cette nouvelle génération, les entreprises doivent accélérer leur transformation digitale et par conséquent la mise place des nouveaux modes de travail qui en découlent. La combinaison de ces deux phénomènes font de ces entreprises des « the place to work » où il faut bon travailler, à l’instar de Price Minister ou de Ventes Privées.

Les entreprises vont devoir accélérer la prise en compte des besoins des générations Y car la suivante arrive bientôt sur le marché du travail !

Autre spécificité des Digital Natives, mieux gérer leur temps vie professionnelle / vie privée, en interconnectant les deux. Ce qui incite les entreprises à repenser le bureau non plus seulement comme un lieu de travail mais comme un lieu de vie. Dès lors, la connectivité et la flexibilité du bâtiment sont primordiales pour répondre aux nouveaux enjeux des “smart buildings”.

L’intégration du digital avec la mise en œuvre de nouveaux outils, permet à l’entreprise de répondre à une autre aspiration propre à cette génération : le travail en mode collaboratif. Cette évolution offre l’organisation et la facilitation de la rencontre productive entre collaborateurs en favorisant un niveau d’échange plus informel et plus collaboratif entre les salariés.

Du mythe de l’entreprise « cool » à l’entreprise « réelle », tout un apprentissage…

Comme on l’a vu, les entreprises vont devoir comprendre et s’adapter au plus vite aux besoins de cette génération si elles souhaitent les retenir. Sur une étude menée en 2014 par l’Edhec, sur 1 500 jeunes diplômés de l’école de commerce et d’ingénieurs, 43 % d’entre eux ont quitté l’entreprise au bout de 2 ans car celle-ci ne leur offrait pas la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences ou d’évoluer vers un nouveau poste. D’ailleurs, insatisfaits du monde de l’entreprise tel qu’il est organisé, les Digital Natives sont en train de créer un nouveau modèle économique, en témoigne la multitude de start-up avec, entre autres, des modes de management novateurs tels que les leaderships tournants, les organisations à 3 niveaux hiérarchiques maximum, la collaboration avec la concurrence…

Et la génération suivante ….

Une autre étude démontre que 70 % des « Millennials » ne se reconnaissent pas dans les entreprises traditionnelles et qu’ils préfèrent travailler à leur compte. Ils perçoivent les entreprises comme peu innovantes, trop tournées vers le profit à court terme et peu concernée par le développement personnel de leurs salariés.

Pour pallier à cette désolidarisation, de plus en plus d’entreprises s’inspirent des modèles de la Silicon Valley pour attirer les collaborateurs, notamment en seconde périphérie. Le mythe devient progressivement réalité, avec une offre de services et le développement exponentiel des nouveaux modes de travail tels que le co-working, les salles de sieste, le desk sharing, etc.

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